Le rêve imposé ou la machine hollywoodienne au service de l’idéologie dominante

Le rêve imposé ou la machine hollywoodienne au service de l’idéologie dominante

Il s’agit là d’un rédigé par Morgane Jourdren, Docteur en Langues et Littératures Étrangères de l’École Supérieure d’Électronique de l’Ouest, auteur d’une thèse de doctorat intitulée Rêve Américain, Rêve d’Amérique à travers l’œuvre cinématographique de Charlie Chaplin. Il est tiré du site « la clé des langues », une base de textes et de sujets pour les professeurs de langue.

Cet article traite de la définition du rêve américain, à travers l’approche successive de la représentation du rêve américain (I), de la conquête Hollywood et de l’Amérique (II) et enfin de la fabrique du consensus à Hollywood.

L’auteur part de la notion de « fabrique du consensus » (in Manufacturing consent, New York, Pantheon books, 1988) de Chomsky, linguistique et philosophe américain du XXème siècle, afin de développer son raisonnement. Elle souligne que « l’adhésion au Rêve Américain, garant de la paix sociale, passe essentiellement par l’image qui doit concourir à la « fabrique du consensus » et instiller dans l’esprit des spectateurs les valeurs et les croyances essentielles sur lesquelles repose la cohésion de la nation. »

Ou encore: « dans une Amérique soucieuse d’affirmer sa grandeur, l’Usine à Rêves s’empare des rags to riches stories et du Happy  end pour affirmer haut et fort que le Rêve américain existe bel et bien et transporte le spectateur sur une terre de tous les possibles, où l’histoire et le quotidien de l’Amérique envahissent à l’écran. »

L’américanité de ce cinéma se reflète d’abord dans le choix de la thématique en lien avec l’histoire et la vie quotidienne de l’Amérique. L’idéologie expansionniste, le civisme, le courage, les valeurs qui sous-tendent le rêve, constituent la base des films tournés en Amérique, et jettent les fondements de la représentation du Rêve Américain à l’écran. Ce rêve américain est présent en filigrane, à la fois dans les esprits et dans les modes de représentation du monde, car le public américain se voit constamment confronté à la dialectique du rêve et de la réalité

En quoi les emprunts faits par Hollywood à ces formes américaines de divertissement populaire contribuent-ils indirectement à jeter les fondements de la représentation du Rêve Américain à l’écran ? Si le Rêve Américain n’apparaît que plus tard dans les salles de spectacles, il n’en est pas moins présent en filigrane, à la fois dans les esprits et dans les modes de représentation du monde, car le public américain se voit constamment confronté à la dialectique du rêve et de la réalité : il est un élément essentiel du Rêve Américain qui émerge avec force des divers genres théâtraux : l’individu. Qu’il s’agisse des héroïnes du mélodrame, des pionniers de la Frontière, des cow boys du western muet ou encore des protagonistes des tall tales, tous apparaissent débordant d’énergie, de courage et de volonté. Malgré des fortunes diverses, ils font preuve de ce que l’Amérique qualifie de pluck – le cran – et de fighting spirit. A travers tous les genres théâtraux et les romans à quatre sous naît l’Homo Americanus, un nouvel homme, façonné par son environnement et capable de faire face à toutes les situations et à tous les dangers qui se dressent devant lui.

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